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Accompagné par Victorin Tabue, Secrétaire Général de Noire Afrique Promotion, la coopérative qui fait le relais avec les artisans au Cameroun, il s’est rendu dans les cinq ateliers où sont produits les meubles et a pu constater leur niveau d’équipement. Les ébénistes comme les sculpteurs manquent de gouges et de ciseaux à bois. Ils disposent pour la plupart de matériel électroportatif équivalent à l'équipement qu'on trouve en Europe (perceuses, ponceuses, rabots) mais dans des modèles déjà anciens. De même les machines plus importantes (scies à ruban, raboteuses dégauchisseuses, toupies) sont issues du marché européen d’occasion. « Tout y est importé et leur revient très cher. Le petit outillage est difficile à trouver et le matériel électrique n’est jamais récent » conclut-il.
Mais ce sont les problèmes de sécurité qui ont le plus frappé Serge. « Je ne m’y attendais pas en venant, mais sur place c’était flagrant. J’ai vraiment dû insister là-dessus. Certaines machines n’étaient pas resserrées et ils n’étaient pas conscients des risques. Par exemple ils n’utilisaient pas de poussoirs pour avancer les pièces sur les machines. J'ai montré comment en fabriquer. C’est tout simple mais c’est la protection minimale pour les mains. »
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