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Histoire coloniale et indépendance
Le Cameroun a hérité de
son histoire coloniale une certaine singularité. Après
avoir été une colonie allemande de 1884 à 1918,
le pays est placé sous mandat de la Société
des Nations, puis de l'ONU. L'administration est gérée
par le Royaume-Uni pour sa partie occidentale et par la France
pour sa partie orientale.
L'indépendance de la partie francophone est acquise
le 1er janvier 1960, en partie grâce à la lutte
de l'UPC (Union des Populations du Cameroun), mené
par Ruben Um Nyobé et Félix Moumié, et
Ahmadou Ahidjo, l'homme du Nord, qui prend les rênes
du pouvoir. Lors du référendum de 1961 sur la
réunification, une partie de la zone anglophone choisit
le rattachement au Cameroun, la partie septentrionale opte
pour l'intégration au Nigeria. Le pays, d'abord constitué
en fédération, devient un état unitaire
en 1972 pour conjurer le spectre du séparatisme.
Depuis, seuls deux présidents se sont succédés,
M. Ahmadou Ahidjo (Premier ministre en février 1958,
président de 1960 à 1982) et après son retrait
volontaire du pouvoir en 1982, M. Paul Biya ; un sudiste d'origine
Béti prend ainsi la suite d'un homme du Nord, d'origine
peuhle et musulman. Cela a permis au Cameroun d'être
parmi les pays les plus stables de la sous-région.
Difficultés de la transition
démocratique
Le Cameroun se retrouve
face au défi de la transition démocratique tout
en devant préserver la stabilité du pays et
assurer le développement économique.
L'évolution du système politique rencontre plusieurs
obstacles.
Le Cameroun est un pays hétéroclite. Trois facteurs
principaux sont à noter :
- il est composé d'un grand nombre d'Ethnies,
- deux langues officielles, le français et l'anglais, sans
compter les différentes langues parlées,
- enfin, trois religions sont présentes : l'Animisme,
le Christianisme et l'Islam.
Cette diversité rend difficile l'émergence d'un
système politique basé sur la considération
de tous les Camerounais.
Aujourd'hui, la population est estimée à 14 millions
d'habitants, dont 80 % de francophones et 20 % d'anglophones.
Les relations entre les deux communautés linguistiques
du pays restent un facteur d'incertitude pour le pays.
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